Retrouvez ma question d'actualité sur la "flexisécurité" à la Française

La semaine dernière, alors qu’il tentait de justifier le remaniement ministériel, le Président de la République a soutenu l’idée d’une « flexisécurité à la Française » pour vaincre le chômage.

Si je me réjouis que cette notion ait enfin convaincue votre majorité, permettez-moi de soulever quelques inquiétudes sur la terminologie « à la française », si célèbre pour ses 35h ou sa taxe à 75%.

En amour comme en politique, tout est une question de confiance et il faut l’avouer, elle n’est pas au beau fixe dans le couple Etat – Entreprise parce que les règles imposées par l’un découragent l’investissement de l’autre ! 
Ce sera un mariage voué à l’échec, une séparation programmée, un divorce pour faute grave si l’Etat ne fait pas l’effort de renouer avec la compétitivité ?!

Alors, je vous propose de cesser cette lutte contre l’emploi, faites comme nos voisins, combattez le chômage.
Vous parlez de flexibilité à l’embauche pour les entreprises, je ne vois que des taxes, des charges qui continuent de proliférer.

Libérez la capacité d'entreprendre en diminuant les impôts sur le travail et sur le capital au lieu de promettre un chèque de 2000 euros aux entreprises pour les inciter à embaucher. Plutôt que de donner, arrêter de prendre !

Quand vous parlez d’embauche à un artisan, il vous répond : olala trop risqué ! Parce qu’il a vécu une séparation difficile ! Si vous facilitez cette séparation, alors, vous faciliterez les embauches ! C’est cela lavraie flexisécurité comme au Danemark et plus récemment en Espagne !

Je regrette, Monsieur le Premier ministre, que la véritable « exception à la Française » soit nos 700 000 chômeurs de plus depuis l'élection présidentielleau moment où les Etats-Unis, l’Allemagne renouent avec le plein emploi.

Rappelez-vous, Monsieur le Premier ministre, notre avenir, les artisans de notre destin, ce sont les entreprises.