Ma question orale sans débat sur les pré-enseignes

Madame la ministre,

Ces petits panneaux, qui fleurissaient au bord des routes, ont disparu depuis le 13 juillet 2015.

Si chacun comprend la nécessité de limiter la publicité et d’éviter toute pollution visuelle, les artisans commerçants travaillant en milieu rural, loin des centres commerciaux sont désormais privés de moyens de communication.

Il y a quelques semaines, lors d’une brocante dans le village de Troissereux, un restaurateur me signalait que depuis la suppression de sa pancarte à la bifurcation d’une route nationale, son établissement avait perdu 30% de sa fréquentation. 30% de sa clientèle, des visiteurs de passage ne s’arrêtent plus pour visiter et consommer dans le coin. C’est aussi 30% de travail en moins, 30% de baisse de revenu qui a inévitablement des incidences sur l’emploi.

Ce témoignage démontre à quel point cette signalétique directionnelle est indispensable au maintien d’activités commerciales dans les zones les plus reculées. Je vous rappelle, Madame la ministre, que cette absence de pré-enseigne n’est pas compensée par la technologie puisque les GPS ou les applications mobiles ne fonctionnent pas, faute de réseau !

Je n’irais pas jusqu’à affirmer que la suppression des pré-enseignes tue l’activité de nos villages, d’autres dispositions s’en chargent volontiers mais elle participe à son enclavement, c’est certain !

Madame la ministre, la beauté de nos campagnes sera garantie si quelques pancartes foisonnent encore au milieu des champs, pourvu qu’elles soient harmonieuses et encadrées ! 

Je sais bien que votre majorité n’est pas à l’origine de cette loi mais, il est en votre pouvoir de participer à son amélioration. Ainsi, comptez vous soutenir l’addition des métiers de bouche et de l’activité artisanale à la liste restrictive des pré-enseignes dérogatoires, contenue à l’article L. 581-19 du code de l’environnement ?