Fort de son expérience de conseiller de Paris (de 1977 à 1989), Olivier Dassault reconquiert la première circonscription de l'
Oise en 1988. Cette circonscription, du fait du redécoupage, n'était plus tout à fait celle de
Marcel Dassault, et avait basculé fortement à gauche (François Mitterrand y obtint près de 60% des suffrages lors des élections présidentielles de 1988). En dépit des fortes réticences généralement exprimées à l'époque et des prévisions alarmantes, il se porta candidat et fut élu. Réélu député en 1993, au premier tour, il le sera encore le 16 juin 2002 avec près de 57% des suffrages.
Profondément attaché à la région de
Beauvais, il y fut, dès 1989, conseiller municipal, puis tête de liste pour les élections régionales de 1992. Il devint Premier vice-président du
Conseil régional de Picardie. Candidat, en 1994, à l'occasion d'une élection cantonale partielle, il fut Conseiller général de l'Oise (canton de Beauvais Nord-est) de 1994 à 1998.
A l'
Assemblée nationale, il est membre de la commission des finances. Rapporteur spécial du budget du commerce extérieur de mars 1993 à mai 1997, il est aujourd'hui Rapporteur spécial du budget de la Culture, pour la XIIème législature. Parlementaire nommé en mission par le Premier ministre (mars-octobre 1994), il est l'auteur de deux études remarquées à l'époque : un rapport d'information pour la commission des finances de l'Assemblée nationale, « l'Asie : un défi et une chance pour l'exportation », et un rapport au Premier ministre, « Le Portage : une technique d'internationalisation des PME ». En liaison directe avec ces travaux, il remettra un rapport sur l'industrie à Jacques Chirac, alors candidat à l'élection présidentielle. De nombreuses mesures préconisées dans cet ouvrage, qui conserve son actualité, ont été mises en œuvre. Olivier Dassault fut également délégué national du RPR chargé de la mondialisation et du commerce extérieur. Il fut notamment, l'auteur du « Livre blanc sur le commerce extérieur de la France » (1991) et d'une synthèse pour l'Association des amis de Jacques Chirac intitulée « La mondialisation, un atout dans notre main », en avril 2000. Fondateur, avec
Yves Galland, alors ministre du commerce extérieur, du club «
Partenariat France »,, chargé d'aider les PME françaises à l'exportation, il en est le président d'honneur depuis 1996.
A son retour à l'Assemblée, dès juillet 2002, il fonde, avec
Jean-Michel Fourgous et
Hervé Novelli, le Groupe d'étude parlementaire «
Génération entreprise ».