Olivier DASSAULT

L'IMAGE DE LA FRANCE

Olivier Dassault est membre du comité de pilotage de la campagne de communication internationale « Images de la France », entreprise en 2003 et 2004, et poursuivie en 2005 et 2006, sous l'égide de l'Agence Française pour les Investissements Internationaux, AFII.

Cette campagne d'images internationales en faveur de l'attractivité économique de la France a pour vocation de changer le regard que portent les décideurs mondiaux et les investisseurs étrangers sur notre pays.

Grâce à des actions de communication originales dans le monde entier, les implantations d'entreprises à forte valeur ajoutée et créatrices d'emplois ont augmenté de 18% en quatre ans !
On estime que près de 26 000 emplois ont été liés à cette nouvelle dynamique d'investissements étrangers en France.

Aux côtés d'Olivier Dassault, des dirigeants d'entreprises de renommée mondiale tels que Pasquale Pistorio (président de ST Microelectronics), Heinrich von Pierer (président de Siemens), Kunio Egashira (président de Ajinomoto) ou encore Nobouyuki Idei (président de Sony) se sont impliqués personnellement afin de témoigner des raisons de leur choix de s'installer en France.


« La France est un phare. Si on suit sa lumière, nul ne peut s'échouer sur les récifs, chacun peut tracer sa route vers des cieux heureux ». Ce n'est pas un patriotisme personnel qui s'exprime par cette affirmation. C'est un écho que trouve notre patriotisme dans cette pensée de Benjamin Franklin. Guider les nations par le modèle que nous offrions était, il y a deux siècles, notre fierté. Certains nous accuseront de cultiver à l'excès cette nostalgie de puissance défunte, avec ses illusions et le confort que donne la certitude de soi. Cela doit désormais redevenir notre ambition.

Pour cela, nous devons bien évidemment mettre en lumière nos richesses et de nos points forts. La France ne saurait naturellement redevenir un pays de manufactures, et il y a bien longtemps que notre économie a su se tourner vers des secteurs de pointe, à très haute valeur ajoutée pour lesquels nos capacités d'innovation, de renouvellement, de recherche, de développement ou même d'ingéniosité, ne cessent de nous donner une longueur d'avance.

Naturellement, il y a lieu de s'inquiéter lorsque la condition d'entrée sur un marché extérieur prometteur, pour nos entreprises ou nos produits, est de devoir livrer en échange quelques uns de nos secrets de fabrications. Mais ne nous y trompons pas, le protectionnisme n'est pas le moyen de nous prémunir des transferts technologiques. Il faut aller de l'avant, mener la course en tête et surprendre là où l'on ne nous attend pas.

D'ailleurs, notre capacité de séduction aux yeux du monde s'améliore. J'en veux pour indice le renouveau d'intérêt d'un certain nombre de grandes sociétés qui ont choisi de s'implanter en France, le plus souvent dans nos régions. Ces choix, c'est l'évidence, sont assez peu souvent dictés par un appétit pour notre système fiscal, dont les règles et leurs exceptions sont aussi variées que nos sortes de fromages, tant en nombre qu'en subtilités. Ce qui fait notre attractivité, puisque c'est de cela qu'il s'agît, c'est une alchimie merveilleuse entre l'inventivité de notre tissu économique et la richesse de notre territoire.

Cette richesse ne réside pas uniquement dans sa beauté pittoresque ou patrimoniale, ni seulement dans son climat tempéré, mais aussi dans le modelage adapté d'un territoire partout desservi par des moyens modernes et variés de communications, un territoire maillé d'infrastructures éducatives, sociales, médicales, ou culturelles. C'est pour cela qu'il fait si bon travailler en France.
Pourtant, trop souvent encore nous devons déplorer le départ de nos enfants, car ce ne sont désormais pas seulement ceux qui ont réussi qui ont la tentation de fuir la pieuvre administrative et fiscale, mais bel et bien celles et ceux qui veulent réussir.

Les réponses aux questions que se posent les plus dynamiques d'entre nous font le choix de l'expatriation, ne sont ni fiscales, ni légales, ni réglementaires. Les réponses ne se trouvent pas dans des circulaires, mais, une nouvelle fois, dans notre ingéniosité et dans notre détermination à adapter notre modèle social au monde qui s'ouvre et à la France qui se dessine.

« Il n'est de richesse que d'hommes », nous a enseigné Jean Bodin. Parce que le lien entre notre modèle social et notre prospérité est essentiel, parce que ce lien est en crise, notamment parce qu'il est désormais perçu comme injuste et inefficace, il est important de répondre à ces attentes pour réconcilier.

Les travaux du colloque public annuel du groupe Génération entreprise doivent promouvoir la France qui ose, la France qui gagne. C'est à nous d'avancer en éclaireur, pour mettre en lumière la France qui étonne.

Olivier DASSAULT


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