Proposition de loi n°2684 : intégrer un test de déchiffrage dès le CP

Malgré les plans successifs de prévention de l’illettrisme depuis 2002, 25 % des élèves ont des acquis fragiles et 15 % d’entre eux connaissent des difficultés sévères ou très sévères à l’issue de leur scolarité à l’école primaire, d’après les chiffres présentés par l’association SOS Education.

Publié fin 2013, le classement PISA 2012 (Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves) quant à lui n’est pas beaucoup plus optimiste. Certes, la France se situe encore au-dessus de la moyenne des pays de l’OCDE avec un score de 505 points en compréhension de l’écrit contre 496 points pour la moyenne européenne. Néanmoins, les résultats dressent le bilan d’une aggravation des écarts de performance en compréhension de l’écrit. L’OCDE pointe la France comme un pays demandant le moins de retour d’information de la part de ses élèves sur les leçons. C’est aussi le pays où le tutorat pour les enseignants est le moins développé de tous les États participants.

Selon le bilan des résultats des écoles primaires de 2007, publié par le Haut Conseil de l’Éducation, « Les élèves qui sont en difficulté dès leur rentrée au CP le sont toujours, dans leur quasi-totalité, par la suite. L’école élémentaire ne permet pas, en général, de réduire les difficultés repérées au début de la scolarité obligatoire. » 

Ces travaux montrent que le destin professionnel d’un individu est déjà joué à la fin du cours élémentaire première année. Les risques sociaux et humains sont considérables pour notre société. C’est un réel défi collectif à relever !

Une des missions régaliennes confiée à l’État est de s’assurer qu’aucun enfant ne sorte de l’école élémentaire sans qu’il ne sache lire, écrire et compter.

Cette proposition de loi propose de mettre en place un test national de déchiffrage dès la fin du CP ou lorsque l’élève entre en CE1.

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